Le blogueur Abdellah Ben Naoum risque lui aussi de mourir en détention notamment après la détérioration de son état de santé suite à une grève qui dure depuis 81 jours.

Dans un post Facebook, l’avocat Abdelghani Badi a indiqué que Ben Naoum a quasiment fondu et que sa masse corporelle a substantiellement été réduite du fait de la grève de la faim. Malgré cela l’homme insiste pour continuer son combat. Toujours selon Me Badi,  il n’est plus capable de bouger.

L’enfant de Sidi Belabbès a écopé d’une peine de trois ans de prison en 2018 pour un post Facebook dans lequel il avait critiqué la façon avec laquelle est géré le dossier des victimes du terrorisme. Le blogueur a été accusé d’ « atteinte au président de la République » et « d’instrumentalisation de faits relatifs à la décennie noire dans le but d’affaiblir l’État ».  

Après les décès tragiques et inacceptables de Mohamed Tamalt et Kameleddine Fekhar, voilà que le spectre de la mort tourne autour de la prison de Sidi Bel Abbès où un autre détenu d’opinion croupit toujours dans les geôles du régime. À cet instant même, un autre militant risque de succomber à la grève de la faim dans le pavillon carcéral de l’hôpital de  Ghardaïa. Il s’appel Aouf Hadj Brahim. À l’image de Kameleddine Fekhar, il risque de mourir en détention provisoire !