À Tébessa, le wali s’est aventuré à organiser une rencontre avec des individus que les citoyens accusent d’avoir été proclamés représentant du Hirak. Il s’agit de personnes inconnues au bataillon. Des jeunes de la ville ne se sont pas fait attendre pour intervenir et mettre fin à ce qu’ils ont qualifié de « mascarade». «Le Hirak n’a pas de représentants », ont-ils martelé !

Salle de conférence, tenue de circonstance et boissons sur les tables. Un débat à sens unique entre des associations inconnues du grand public et commis de l’État. C’est comme cela que le wali de Tébessa M. Ali Bouguerra conçoit le dialogue.

« Le Hirak n’a pas de représentants », a clamé un jeune qui a fait irruption dans la salle de conférence pour interpeller le wali, ainsi que les associations « maison » ayant pris part à cette rencontre. Aucun participant n’a d’ailleurs essayé d’intervenir pour fournir des explications.

« Nous sommes des enfants de Tébessa et nous la connaissons mieux que quiconque. Nous ne connaissons pas ces associations et nous n’avons jamais eu affaire à elles », ajoute-t-il, avant d’asséner que la population et notamment les manifestants ne les ont jamais croisé.

À court d’arguments, le wali convoque les règles de bienséance, en appelant son interlocuteur au dialogue et à l’échange civilisé. « On ne peut être plus civilisé », rétorque le jeune.

Il est peut-être temps pour les représentants du régime de cesser leurs manœuvres inutiles, car les gens du Hirak se sont engagés à rester vigilants et barrer la route à toute tentative d’avortement de la révolution pacifique.