Le panel de dialogue baptisé commission ou encore, instance de médiation et de dialogue tient sa première réunion ce dimanche afin d’adopter son règlement intérieur et de mettre en place les mécanismes de pilotage du processus de médiation.

Cette commission aura pour siège le bureau de l’économiste Smaïl Lalmas. Si l’on croit ce qui a été rapporté par le journal électronique Sabqpress, le panel a décliné l’offre de la présidence de la République qui lui a proposé de s’installer dans la résidence d’État, Djenane El Mufti à Alger.

Dans sa configuration actuelle, le panel est composé de : de l’ancien P/APN Karim Younes, de la constitutionnaliste Benabbou Fatiha, de l’économiste Lalmas Smail, mais aussi de Lazhari Bouzid, (qui est très contesté par la rue et accusé d’avoir été l’outil utilisé par les Bouteflika pour briser la limitation des mandats présidentiels. Membre du FLN, ce personnage a était à la tête de la commission chargée de réviser la constitution en 2008 et en 2016), Abdelwahab Bendjelloul, (syndicaliste dans le secteur de l’éducation nationale, membre de plusieurs associations à Touggourt) et Benaissa Azzedine, (professeur universitaire (Tlemcen).

Cela dit, l’initiative a été fragilisée après le retrait de plusieurs autres personnalités à l’instar de la Moudjahida Djamila Bouhired, Ahmed Taleb El Ibrahimi, Mostefa Mouchachi, Mokdad Sifi et d’autres.

Avant même la rencontre avec Abdelkader Bensalah jeudi à El Mouradia jeudi, trois autres personnalités qui devaient faire partie de ce panel avaient fait des révélations mettant en doute la volonté du pouvoir à souscrire à un dialogue sincère.

Ils ont mis en relief un certain nombre de dysfonctionnements pouvant compromettre cette initiative. Ces trois personnes sont le militant politique Saif El Islam Benatia, le sociologue Nacer Djabi et le vice-président de la ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), Saïd Salhi, dont les préalables se sont heurtés à la mauvaise foi des représentants du régime.