La projection en plein air du film documentaire “Fragments de rêves” de la réalisatrice Bahïa Bencheikh-El-Fegoun, a été frappée d’interdiction par les autorités à Constantine ! L’œuvre retraçant le parcours d’acteurs de la société civile, avait pourtant été diffusée à Bejaïa et à Alger, durant les premières semaines du mouvement populaire.

Le filme devait être projeté en plein air au centre-ville de Constantine vendredi en début de soirée. Bahïa Bencheikh-El-Fegoun a dû s’excuser auprès des personnes qui avaient fait le déplacement, en leur expliquant que des policiers lui ont signifié une interdiction motivée par l’absence d’une autorisation délivrée par les autorités compétentes, a rapporté le site internet Atlas-Times.

Interdit sous l’ère Bouteflika, ce filme documentaire avait été projeté à Bejaïa et à Alger durant les premières semaines du mouvement populaire, avant d’être interdit une nouvelle fois ! Nul doute que les réflexes autocratiques sont de retour.

Le film documentaire de 75 minutes traduit le profond désarroi de la jeunesse algérienne privée de ses droits fondamentaux, dont celui de manifester. Soulignons quand même que ce documentaire avait été tourné vers la fin de l’année 2012 et le début de l’année 2013.

Sous d’autres cieux, cette œuvre a été primée, notamment en Italie, à l’occasion de l’“Al Ard Doc Film Festiva”, où il a été distingué par le Prix du meilleur documentaire. « Fragments de rêve »  a également été choisi dans la sélection officielle au festival du film documentaire de Munich en Allemagne.

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