Le juge d’instruction de la première chambre du tribunal de Ghardaia a informé l’avocat et militant des droits de l’homme, Me Salah Dabouz que son affaire a été renvoyée devant le tribunal des délits. Par conséquent, le contrôle judiciaire éprouvant sous le coup duquel il était placé a été levé.

Me Salah Dabouz et le militant Aouf Hadj Brahim, (codétenu de feu Kameleddine Fekhar mort en détention provisoire) ne sont plus soumis à un contrôle judiciaire. C’est la conséquence du transfert du dossier de ces deux militants devant le tribunal des délits de Ghardaïa.

Soumis à un contrôle judiciaire le 08 avril dernier. Me Salah Dabouz était contraint de faire un aller-retour entre Alger (lieu de résidence) et Ghardaïa (lieu où il est poursuivi en justice) trois fois par semaine. Salah Dabouz a expliqué à plusieurs reprises que les 3600 kilomètres qu’ils et obligé de parcourir chaque semaine restreignant son champ d’action, en tant militant des droits de l’homme.

Pour protester contre cette mesure « arbitraire », Me Dabouz avait entamé une grève de la faim le 8 juillet dernier, ce qu’il ne l’a pas empêché à descendre sur le terrain du Hirak à Alger pour exprimer son point de vue en tant acteur du Hirak, mais également, en tant que citoyen. L’avocat a également saisi M. Michel Forst, rapporteur spécial de l’ONU, sur la situation des droits de l’homme, afin de constater la situation de « non-droit » dans laquelle il est.