Au Soudan, la révolution est en passe d’être menée à bon port. Un accord a été conclu entre l’opposition et le conseil militaire pour le transfert du pouvoir aux civils.

L’annonce a été faite hier samedi, par le médiateur de l’Union africaine, Mohamed El Hacen Lebatt. La junte au pouvoir et l’opposition sont parvenues à un accord se traduisant par une « déclaration constitutionnelle ».

Les deux parties ont convenu de la mise en place d’un « Conseil de ministres avec plein de pouvoirs exécutifs, qui sera dirigé par un Premier ministre et 18 ministres nommés par les Forces de changement et de liberté, ainsi que le ministre de la Défense et le ministre l’Intérieur qui seront nommés par le Conseil militaire de transition », a rapporté RFI, citant Rachid Saïd Yacoub, l’un des porte-paroles de l’Association des professionnels du soudan (APS), organisation qui était à l’origine de cette révolution.

Selon la même source, un Parlement de transition constitué de 300 membres va être installé. «Les deux tiers seront désignés par les Forces de changement et de liberté et un tiers sera désigné par le Conseil militaire et les forces de liberté et de changement, en consultation entre les deux », a-t-il spécifié ».