Sévèrement fragilisé par le dernier discours du chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, l’instance de médiation et de dialogue, communément appelée : panel, a tenu une réunion ce jeudi pour décider de son devenir. Dans un communiqué ayant sanctionné cette réunion, les membres ont décidé de continuer en entamant un processus de dialogue ! Sur quelles bases et avec qui vont-ils dialoguer, mais également à propos de quoi ? des questions auxquelles il leur faudra répondre, notamment après le discours agressif du chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah et les réactions négatives qu’il a suscité parmi les manifestants et les algériens connectés sur la toile.

On a beaucoup focalisé sur la démission du coordinateur de ce panel, Karim Younès et puis sur sa décision de revenir aux commandes de cette instance, en invoquant la confiance que les membres du panel lui ont exprimée ce jeudi. Mais le problème de fond demeure celui de savoir si ce panel est toujours capable de survivre au coup qui lui a été porté dans le dernier discours du général.

Ahmad Gaïd Salah a rejeté tous les préalables posés par les panélistes, comme il a carrément imposé un agenda prenant à contre-pied le chef de l’État. Dans son optique d’organisation d’un scrutin présidentiel, le panel ne peut être autre chose qu’un atelier chargé de mettre en place des mécanismes pour aller vers des présidentielles « dans les plus brefs délais».

Pourtant, le communiqué publié par les  panélistes qui se sont réunis aujourd’hui exprime une insistance à maintenir les conditions du dialogue qui ont été rendues publiques lors de la première rencontre avec le Chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah ! S’agissant du plan d’action, ils ont fait savoir que le dialogue sera entamé suivant une feuille de route dont le contenu sera communiqué incessamment.

En tout cas, la réponse viendra de la rue lors de la marche de demain.