Les Dynamiques de la société civile et les acteurs de la classe politique issus de l’opposition se sont réunis hier à la Safex d’Alger à l’occasion d’une rencontre de concertation. En tout, une vingtaine de formations politiques, ainsi que plusieurs personnalités politiques ont en pris part. La nécessité de passer par une courte période de transition a été, encore une fois, soulignée. L’objectif étant de baliser le terrain pour un retour au processus électoral.

Une vingtaine de formations politiques impliquées dans les initiatives de l’alternative démocratique (26 juin), de la conférence nationale pour le dialogue (6 juillet), ainsi que des représentants de la société civile (réunion du 15 juin) et des personnalités politiques parmi lesquelles, Karim Tabbou, Abdelaziz Rahabi, Mustapha Bouchachi…, des universitaires, ainsi qu’une délégation d’étudiants de l’université d’Alger, ont tenu une rencontre hier, afin  de développer une «approche commune», pour la conception d’une feuille de route «consensuelle», ayant pour objectif de sortir le pays du blocage politique actuel.

Pour les participants, une période de transition est un passage obligatoire. Le changeant ne peut survenir sans une rupture totale avec le système actuel. La nouveauté c’est qu’un consensus semble se dessiner autour du fait que cette période de transition doit déboucher sur un retour au processus électoral. L’option de la constituante semble avoir été évacuée.

Les participants sont toujours d’accord sur la nécessité de désigner une personnalité nationale ou une instance présidentielle consensuelle pour diriger cette période de transition  qui ne saurait dépasser un an.

Les acteurs semblent également d’accord sur le fait que la feuille de route du régime tente de garantir la continuité du système à travers un énième simulacre électoral. Il y avait insistance sur la nécessité de présenter une feuille de route consensuelle qui traduirait fidèlement les exigences du Hirak. Il s’agit donc de provoquer une rupture définitive avec le système actuel.