Hakim Aissi, a été acquitté. Le jeune avait été arrêté et mis en détention provisoire le 5 juillet dernier, pour port de l’étendard amazigh. La défense a bâti son dossier sur l’inexistence de textes interdisant le port d’un emblème autre que l’emblème national.

Hakim Aissi fait partie des victimes qui ont été écrouées pour avoir brandi un l’étendard amazigh. Le 5 juillet dernier, il a été arrêté à Mostaganem et placé sous mandat de dépôt. Le procureur de la République a requis une peine de deux ans de prison ferme à son encontre, avant que le juge du tribunal de Mostaganem ne prononce son acquittement.

Dans son plaidoyer, la défense a adopté la même stratégie que celle utilisée par les avocats de Nadir Leftissi. Pour rappel, Nadir avait lui aussi, été arrêté le 5 juillet à Annaba pour port de l’étendard amazigh. Sur la base du plaidoyer de la défense, qui avait prouvé sans difficulté, l’inexistence de textes l’interdisant, la juge du tribunal d’Annaba avait fini par prononcer son acquittement avec ordre de restitution immédiate de son emblème amazigh.

Ce lundi, le juge du tribunal de Mostaganem a également ordonné dans son verdict, la restitution de l’étendard amazigh.

La mise en liberté de Hakim Aissi est un soulageant. Cependant, les Algériens continent de s’interroger sur cette justice à deux vitesses qui libère des détenus d’opinion dans une wilaya et les maintient en prison dans une autre ! Les lois appliquées à Mostaganem, Oran, Annaba ou à Chlef, ne sont-elles pas les mêmes appliquées à Alger ?! C’est la question qu’on se pose.