C’est un projet de loi de finances confectionné dans un contexte politique tendu. Le premier ministère (PM) a émis un communiqué sanctionnant une réunion du gouvernement consacrée à l’étude de l’avant-projet de la loi de finances 2020, hier mercredi. Plusieurs lectures ont été faites concernant certaines mesures surmédiatisées.

Le gouvernement d’« expédition des affaires courantes » s’attèle donc à confectionner le projet de loi de finances 2020 ! De ce qui ressort du communiqué du PM, la fameuse règle du 51% / 49% appliquée aux investissements étrangers en Algérie pourrait être allégée. On entend par là, la levée de cette règle tant décriée sur certains secteurs dits : « non stratégiques ». Le gouvernement n’a, cependant, communiqué aucun détail concernant la nature des secteurs concernés.

Sur un autre registre, le PM informe de la volonté du gouvernement de recourir au financement extérieur.  Il y est clairement indiqué que les autorités prévoient la possibilité de recourir à l’endettement extérieur auprès des institutions financières internationales. Cela a été justifié par la nécessité de financer des « projets économiques structurels rentables ».

Dans ce qui a été interprété comme une tentative de calmer les ardeurs des foules, le gouvernement de Noureddine Bedoui  prévoit d’autoriser l’importation des véhicules d’occasion de moins de 3 ans pour les résidents algériens. Là aussi, aucun détail n’a été rendu public.

Le PLF 2020 prévoit, entre autres, une exonération d’impôts et de taxes pour les Start-up et les jeunes porteurs de projets. On évoque sans plus de détails des facilitations dans l’accès au foncier.