À la prison de Koléa / Le chantre de la Silmiya placé en isolement, dans le couloir des condamnés à mort !

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Le coordinateur du parti politique : Union démocratique et sociale (UDS) non agréé et figure de proue de la révolution de février est incarcéré à la maison d’arrêt de Koléa dans des conditions inquiétantes. L’infatigable militant et chantre de la Silmiya (la lutte pacifique) a été placé en isolement, dans le couloir réservé aux condamnés à mort sans même être jugé !  

Avant tout, il faut rappeler que Karim Tabbou est actuellement placé sous mandat de dépôt. Autrement dit, le détenu n’a pas été jugé, ce qui rend la mesure dont il fait l’objet totalement injustifiée.

Le collectif d’avocats qui s’est constitué pour défendre Karim Tabbou, composé de certains ténors du barreau à l’instar de Maîtres Aïssa Rahmoune, Zoubida Assoul et Mostefa Bouchachi ont rendu visite à leur ma ndant hier. Cités par EL Watan, ils ont exprimé leur étonnement concernant les mesures hors normes auxquelles est soumis leur client. Ce n’est pas «un criminel» ni un «délinquant», mais un homme et un activiste politique qui a un discours porteur. La défense évoque une « condamnation avant l’heure ».

«La procédure judiciaire veut que Karim Tabbou soit placé avec les autres détenus dès lors qu’il y a présomption d’innocence. On n’isole pas quelqu’un qui n’est pas encore jugé. Lorsque l’on met quelqu’un en isolement dans ce genre de procès, on assimile cela à une première peine, il s’agit d’une condamnation qui ne dit pas son nom», explique Me Rahmoune. Karim Tabbou s’est plaint à ses avocats des conditions intenables et insupportables de son incarcération. «Il est mis en isolement dans une cellule au rez-de-chaussée. Un couloir que fréquentent les condamnés à la peine capitale.