Des Baltadjia pour mettre un terme au mouvement populaire / Des manifestants tabassés et insultés dans plusieurs villes du pays !

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Des manifestants ont été victimes d’agressions synchronisées menées par des hordes de Baltadjia dans plusieurs villes du pays,  lors de la marche de vendredi 27 décembre.

Des hordes de Baltadjia armés de bâtons, de barre de fer et par fois, d’objets contondants s’en sont prises aux manifestants vendredi dernier. Des actes de violence ont été enregistrés à Annaba, Bordj Bou Arraridj, Constantine, Oran, Tiaret, Mascara, Batna et Blida.

L’objectif des agresseurs n’est autre que celui de mettre un terme aux manifestations anti-système qui durent depuis plus de dix mois. Ces Baltadjia ont usé d’un langage fait d’insultes et de vulgarité, que ce soit sur le terrain du Hirak ou sur les réseaux sociaux. À Oran, une famille complète, dont une fillette a été rouée de coups.

À EL Bordj, un jeune manifestant a été tabassé à un point tel que son visage était rouge de sang. Même chose à Annaba et dans d’autres villes comme à Batna.

Dans une séquence vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, on voit un Baltadji s’adressant à des policiers à Annaba, leur demandant de se retirer. « Laissez nous faire. Nous allons les chasser de la rue et les faire rentrer à la maison», avait-il dit.

Sur les réseaux sociaux, la violence du propos est montée d’un cran. Depuis lundi dernier, on voit défiler, à travers des posts, des personnes qui usent de menaces et d’insultes, qualifiant les manifestants de « Zouaves » et de « ouled éddechra » (comprendre : montagnards. Référence faite à la région de Kabylie) et en menaçant de couper leur tête. Des appels au meurtre ont même été relevés.

Plusieurs de ces agresseurs ont été pris en photo et leurs images diffusées sur les réseaux sociaux. Les internautes ont mis en évidence la proximité de certains de ces Baltadjias avec des responsables politiques.

À l’heure actuelle, aucun communiqué de la DGSN n’a été rendu public. De leur coté, les manifestants, y compris ceux ayant subis ces violences, ont assuré que le caractère pacifique des manifestations est fondamentale. « Nous resterons pacifiques », disent-ils.