Il a prêté serment et formulé des promesses

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Alger bouclée ce jeudi 19 décembre. Pour cause, la cérémonie d’investiture au palais des nations, durant laquelle Abdelmadjid Tebboune a prêté serment en présence d’un carré de généraux et de hauts gradés, d’Abdelkader Bensalah, Noureddine Bedoui, ainsi que les autres dignitaires. Aucun officiel étranger n’a fait le déplacement pour y assister. Après avoir prêté serment, Abdelmadjid Tebboune a prononcé son premier discours en qualité de chef de l’État, pour tenter d’apaiser et de convaincre une majorité du peuple qui le rejette.   

Dans son allocution, Abdelmadjid Tebboune a réitéré son appel au dialogue. Il a promis d’entamer le chantier de la révision de la Constitution et de poursuivre la lutte contre la corruption et la prédation.

Tebboune a également fait part de sa volonté de « moraliser la vie politique ». Il est question d’une loi qui aura pour objectif de « criminaliser l’utilisation de l’argent sale dans la politique »

Il a, entre autres, évoqué la question de la limitation des mandats présidentiels avec un équilibrage des prérogatives du président de la République.

Sur un tout autre registre, Abdelmdjid Tebboune s’est engagé à alléger les procédures d’obtention de visas touristiques pour l’Algérie. Dans le volé social, il a promis une baisse d’impôts pour les faibles revenus, et de régler définitivement la crise du logement.

Ce qui est déplorable, c’est que le pouvoir continue d’évoluer selon les mêmes codes. Ce peuple auquel s’est adressé Abdelmadjid Tebboune continue de battre le pavé pour exprimer son rejet d’une élection qualifiée de « truquée » et crier de toutes ses forces que le seul président qu’il reconnaîtra c’est celui qu’il élira.

C’est en tout cas ce qui ressort des slogans scandés par les manifestants ces derniers jours.