Il est l’un des justes de la révolution du sourire / Le journaliste Mahrez Rabia licencié par l’EPTV (ENTV)

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Notre confrère Mahrez Rabia a été licencié par l’EPTV (ENTV). Un licenciement qui ne répond à aucune logique, sinon celle de l’arbitraire. Mahrez s’est vu refuser un renouvellement de contrat à cause d’un « surpoids » ! Mais en réalité, c’est son engagemant avec le Hirak qui lui a coûté son poste.

Mahrez est l’un des rares journalistes qu’on peut aujourd’hui qualifier de libre. Mahrez Rabia n’a cessé de couvrir le Hirak depuis le début. Avec la caporalisation des médias publics, il s’est vite distingué en couvrant le Hirak avec ses propres moyens et à travers sa page personnel sur Facebook. Le contenu qu’on y trouve est de loin plus étoffé que celui déversé par des médias financés à coup de milliards.

Il n’y a pas un événement lié à la révolution du sourire qui ne soit couvert par Mahrez. Le journaliste est un vrai talent. Dans la rue les gens lui expriment de l’estime et du respect, contrairement à tous ceux qui ont fait le choix de rester captifs.

Sur sa page Facebook, Mahrez a publié un post Facebook à travers lequel il aborde la question: :

« Je confirme mon départ de canal Algérie après 14 années passées en son sein.

La raison invoquée pour le non-renouvellement de mon contrat a été, étonnamment, mon surpoids actuel.

Je ne suis malheureusement pas dupe. Je sais assez que mon travail de couverture du Hirak et le documentaire que je réalise en dehors des murs de Canal Algérie n’étaient pas bien reçus par ma direction.
Je ne regrette pas mes années passées à la télévision publique algérienne.

Je crois à la mission de service public que devrait endosser la télévision algérienne, et je déplore que ça ne soit pas toujours le cas.
Nous sommes nombreux à avoir essayé de changer les choses de l’intérieur.

Je suis certain que d’autres continueront le combat pour rendre la télévision publique au peuple Algérien. Je ne me considère pas comme une victime. On m’a demandé de partir, je m’en vais, dignement, je l’espère. Je le fais, le cœur apaisé et la conscience tranquille, en sachant que j’ai fait mon devoir de journaliste.

Ça n’est pas la fin de mon aventure, c’est le début d’autre chose pour moi. Pour finir, mes pensées vont aux réelles victimes: tous ceux et celles qui sont emprisonnés aujourd’hui en raison de leurs convictions politiques. »