Réagissant à la note du wali d’Alger / Le RCD exprime sa sidération et appelle à la poursuite de la mobilisation pacifique et à la vigilance

0
2566

Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a réagi à la notification adressée par le Wali d’Alger, le sommant de limiter les activités de la formation politique aux affaires administratives, en rappelant que « les sièges du parti, à quelque niveau que ce soit, sont ouverts aux citoyens pour discuter des problèmes du pays, organiser des réunions publiques ».

Le parti n’a pas tardé à réagir à la note adressée par le wali d’Alger hier, en exprimant sa sidération. « Sidérant! Même, le couple président déchu – Zerhouni, n’a pas osé une telle injonction alors que notre siège a été assiégé à maintes reprises pour nous empêcher de manifester des années durant », peut-on lire dans le communiqué.

« Le RCD rappelle que les sièges du parti, à quelque niveau que ce soit, sont ouverts aux citoyens pour discuter des problèmes du pays , organiser des réunions publiques et la solidarité entre tous les militants politiques et les citoyens qui combattent pour une autre alternative au système politique corrompu et corrupteur ».

En réaction aux mesures restrictives et répressives du pouvoir, qui se manifestent notamment par «  l’accentuation de la répression et la fermeture du champ politique et médiatique », le RCD « appelle au regroupement le plus large pour imposer par les moyens pacifiques l’alternative démocratique et l’avènement d’un processus constituant piloté par une conférence nationale inclusive. Il appelle à la poursuite de la mobilisation pacifique et à la vigilance ».

Rappelant qu’une note adressée par le wali d’Alger a été remise au Président du Bureau régional, M. Abdelkader Groucène, par un officier de police. La note en question exprimait « l’inquiétude wali de la capitale du pays quant aux désagréments qui pouvaient être occasionnés par les regroupements hebdomadaires des militants du parti et de citoyens au niveau de ce siège ».  Le RCD a été averti que « désormais le siège ne doit être utilisé que pour les affaires administratives « conformément au rôle des partis politiques ».