20e anniversaire du RND/ Ouyahia tente de faire mousser l’action de son parti

0
Advertisement

Le patron du RND, Ahmed Ouyahia, s’et exprimé à l’occasion de la célébration du 20e anniversaire de la création de son parti sur divers sujets d’actualité. Après avoir lancé quelques piques au gouvernement à propos de sa gestion économique, il a dressé un tableau rose de l’action de sa formation politique, lui attribuant de multiples « réalisations ».

Au plan interne, le premier responsable du RND n’a pas omis d’égratigner le gouvernement quant à la manière avec laquelle il conduit les affaires économiques du pays. «Il reste à notre pays à réussir la transition qui valorisera toutes ses cartes gagnantes. Il devra pour cela réhabiliter pleinement l’effort et le travail. Il devra aussi triompher de la bureaucratie et des maux qui l’accompagnent. Il devra également mobiliser davantage les ressources financières de l’Etat pour accompagner les producteurs de richesses dans tous les secteurs. Il devra en outre poursuivre sa politique de justice sociale et de solidarité nationale et cibler davantage ses bénéficiaires légitimes», a déclaré le directeur de cabinet de la présidence de la République.

Cela n’empêche pas l’orateur, dont le parti compte plusieurs ministres dans le gouvernement, de rester optimiste. «Notre pays résiste aussi à la crise financière grâce à l’émergence de capacités productives nouvelles dans les secteurs industriels, agricoles et des services, et il conserve également son indépendance économique », a-t-il indiqué devant une assistance nombreuse et acquise à ses thèses. «Un peuple qui a gagné la bataille contre le terrorisme ne peut pas perdre celle de la crise économique », a estimé l’homme, sur un ton incontstablement populiste.

Le RND, « né avec des moustaches » en 1997, se dit, aujourd’hui, «fier» des réalisations effectuées. Plus, Ouyahia veut même s’accaparer certaines réformes. « Notre Parti peut s’enorgueillir de ses propositions retenues dans la dernière révision constitutionnelle, notamment en ce qui concerne l’officialisation de Tamazight, le renforcement des libertés y compris la liberté de presse, et la constitutionnalisation de la libre entreprise ainsi que de la justice sociale et de la solidarité nationale», s’est félicité Ouyahia qui a juste oublié de préciser qu’il militait contre ces mêmes idées quelques années auparavant.

Ahmed Ouyahia, a également profité de l’évènement pour s’inviter dans la polémique déclenchée en  France par le candidat à la présidentielle française, Emmanuel Macron. «Le colonialisme a voulu nous exterminer», a-t-il affirme, avant de minimiser la portée du candidat en la remettant dans son contexte électoraliste. Son cœur bat-il pour un autre prétendant à l’Elysée?

Essaïd Wakli

Article précédentVidéo. Religion/ Et si la bière n’était pas haram ?
Article suivantJournée du chahid/ Bouteflika appelle à voter massivement pour déjouer les « complots étrangers »