Nous sommes le 14 avril 2014, le groupe terroriste nigérian Boko Haram enlève quelques 276 jeunes filles à Chibok au Nigéria. Ccet enlèvement suscite l’indignation du monde entier grâce à la campagne #bringbackourgirls, qui mobilise plusieurs personnalités telles Michelle Obama, David Cameron et les mannequins Cara Delevingne, Irina Shayk et Adriana Lima.

 Un an après, toujours pas de nouvelles de ces lycéennes, vraisemblablement détenues au fin fond d’une forêt au nord-est du Nigeria. Personne ne connait réellement le devenir de ces jeunes filles. «On ignore même si elles sont toutes encore en vie, si certaines se sont échappées, ont été rattrapées et tuées… Il serait possible qu’elles aient été séparées en plusieurs groupes, et certaines se trouveraient autour du lac Tchad, au Tchad même», indique Amnesty International.

 Près de 57 lycéennes avaient réussi à s’échapper. Une jeune femme de 19 ans témoigne : « J’ai été violée à plusieurs reprises quand j’étais dans le camp. Parfois, ils étaient cinq, d’autres fois trois, ou encore six. Ça a continué, pendant tout le temps où j’y étais. Ça se passait toujours la nuit (…) Certains étaient d’anciens camarades de. Ceux qui me connaissaient avaient tendance à être encore plus violents avec moi. »

 Depuis un an, le nombre d’enlèvements ne cesse de s’accroitre, selon Amnesty International. Elles sont plus de 2000 femmes emprisonnées par Boko Haram, dans des conditions inhumaines et dans des centres de détention surpeuplées.

 Fondé en 2002 par Mohamed Yusuf, aujourd’hui Boko Haram est accusé de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité. Plus de 4000 morts sont inscrits à leur sinistre tableau de chasse en 2014, et une autre centaine au cours du premier semestre de 2015.

Le monde n’a pas encore fini d’entendre parler de ce groupe terroriste sunnite ayant pour but d’appliquer la charia.

Amina Bentifour