Les jeunes Algériens ne sont pas si désabusés qu’on ne le croirait, ils estiment même pour la plupart que les meilleurs jours sont à venir pour eux. Cette conclusion est le fruit d’une étude intitulée « Arab Youth Survey 2013 » sur la jeunesse arabe dans le monde réalisée par le ASDA’A Burson-Marsteller (ASDAABM).

Que pensent les jeunes Algériens de leur vie ? Quel avenir espèrent-ils ? La jeunesse arabe a répondu cette année encore à toutes ces questions dans le cadre du « Arab Youth Survey » (sondage de la jeunesse arabe). Cette étude effectuée chaque année dans le monde arabe a pris en compte pour la première fois, pour cette nouvelle édition, l’avis des Algériens. Ils expliquent leurs craintes et livrent leur analyse du monde arabe. Ce qui ressort dans un premier temps de ce sondage est que 74% des jeunes interrogés estiment que leurs meilleurs jours sont à venir. Il semblerait que les jeunes Algériens placent beaucoup d’espoirs dans l’avenir. Ils sont en revanche 25 % à penser que le meilleur est passé.  L’Algérie est à l’image du reste du monde arabe qui en majorité se veut également optimiste pour l’avenir.

Arab Youth Survey 2013 / © ASDAABM

Être arabe, une fierté

Interrogés sur les conséquences et leur analyse du printemps arabe, les jeunes Algériens ont un double discours. D’un côté ils n’ont pas été très emballés par ce mouvement de révolte, ne se sentant pas nécessairement concernés. En revanche ils saluent l’initiative et reconnaissent à raison de 74%, que depuis ces événements ils sont d’autant plus fiers d’être arabes, comme la majorité des jeunes dans les autres pays sondés. Cette image qu’ils ont gardée de ces bouleversements a sûrement influencé leur regard sur leur avenir, leur laissant espérer des bouleversements majeurs.

Arab Youth Survey 2013 / © ASDAABM

Mais quelques nuages…

Toutefois le tableau n’est pas parfait, les jeunes Algériens comme les autres arabes sont soucieux de leur futur. Plusieurs domaines les inquiètent, mais ils sont liés aux finances et à l’économie : le chômage, le coût de la vie, leur pouvoir d’achat. Ils craignent d’être difficilement indépendant financièrement. Par exemple en Algérie, ils sont 18% à penser qu’ils ne pourront jamais s’offrir leur propre logement à cause du décalage entre les prix de l’immobilier et les salaires qu’ils peuvent espérer.

Se raccrocher à quelques espoirs

Quel rêve reste-t-il aux jeunes arabes de manière générale ? Ils souhaiteraient obtenir un pouvoir d’achat plus élevé, le renforcement de la démocratie dans leur pays ou encore d’une économie stable et parfois d’exil. De nombreux arabes rêvent en premier lieu de vivre aux Emirats Arabes Unis (EAU) (31%), puis en France (18%) ou encore aux Etats-Unis ou en Turquie (16% pour les deux pays). S’ils pensent au changement de leur Etat, ils aimeraient qu’il ressemble de près à ces mêmes pays. En revanche s’ils devaient suivre un modèle économique ce serait encore celui des EAU ou de la Chine. Inquiet,s les jeunes arabes le sont peut-être mais ils restent pragmatiques et optimistes. Pourvu que leurs espoirs se concrétisent.

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