sonatrach

Pas moins de 80 agents des douanes ont été convoqués dans le  cadre de l’enquête sur l’affaire Sonatrach.

Selon le journal arabophone El-Khabar, c’est l’Office central de lutte contre la Corruption qui a la charge de convoquer ces responsables des douanes. Mais comme c’est souvent le cas dans ce genre d’affaires, aucune information fiable n’est sortie sur le dossier. D’autant plus que l’Office dont il est question est composé de plusieurs services, dont la police, la gendarmerie et le DRS.

Les auditons portent notamment sur d’éventuelles implications des services des douanes dans des opérations de rapatriements de devises dans le cadre des contrats entre Sonatrach et l’italien Saipem. Car, selon les enquêteurs, des sommes énormes en devises ont transité par les aéroports du pays.

On se souvient que les enquêteurs italiens, puis Algériens, avancent que les montants détournés dans l’affaire des contrats douteux entre la société algérienne Sonatrach et l’italien Saipem, filiale du groupe ENI, se rapprochent de 1 milliards de dollars. L’argent est surtout destiné à « payer » les bons offices de Farid Bedjaoui, qui a joué les intermédiaires dans cette transaction.

L’ancien ministre de l’Energie et des mines, Chakib Khelil, soupçonné d’implication dans cette transaction, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, au même titre que ses deux enfants et sa femme. La requête a été lancée par l’Algérie et elle  concerne 10 autres personnes. Le parquet de Milan, en Italie, a lancé une requête similaire à l’encontre de l’homme d’affaires Farid Bedjaoui, actuellement réfugié dans un pays du Golfe.

E. W.