Les forces de l’ordre espagnoles et marocaines ont délogé conjointement, dans la nuit de lundi 3 septembre à mardi 4 septembre, des dizaines de migrants installés sur un îlot espagnol désert et les ont renvoyés pour la plupart au Maroc.

Grand comme un terrain de football, l’îlot, sur lequel est planté un drapeau espagnol, était aisément repérable et atteignable à pied, avec la marée. Sur les sites internet des journaux El Pais et El Mundo, des photos prises dans la nuit montraient des militaires espagnols sur un zodiac, en train de ramener les migrants vers le Maroc, et franchissant les derniers mètres pour les remettre aux forces de l’ordre marocaines sur la plage tout en s’efforçant de ne pas poser le pied sur le sol de ce pays.

Au total, 83 migrants venus d’Afrique subsaharienne avaient débarqué ces derniers jours sur l’île de Terre (Isla de Tierra), un caillou inhabité

Le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Garcia Margallo s’est dit lundi « convaincu » que l’arrivée de sans-papiers sur la Isla de Tierra était « une opération coordonnée par les mafias qui font du trafic d’êtres humains ».

L’Espagne avait fourni ces derniers jours une aide en couvertures, eau et nourriture aux migrants sur l’îlot, refusant toutefois de leur laisser entrevoir le moindre espoir d’être transférés sur le continent européen.

Côté marocain, une opération a été menée lundi 3 septembre pour expulser quelque 200 migrants en situation irrégulière, dont près de 170 dans le nord.

A. B. S. avec AFP