La commune d’Ouled Chebel n’est pas située à 300 Km ou 600 Km de la capitale Alger. Cette commune ne se trouve pas sur les hauts-plateaux ou à l’extrême sud du pays. Non, seulement 30 Km éloigne cette commune de la capitale du pays. 30 Km, une distance dérisoire ? Oui, mais pourtant elle suffit largement pour priver les enfants de cette commune d’enseignants de surveillants et d’un lycée conforme aux normes ! 

Trois semaines après la rentrée scolaire, les lycéens scolarisés dans l’annexe de l’établissement Ahmed Hamici, ne connaissent toujours pas les noms de leurs enseignants. Une centaine de lycéens qui attendent depuis 3 semaines le commencement de leur nouvelle année scolaire. En vain, parce que cette annexe qui les accueille est toujours en construction. Les classes manquent encore et le matériel pédagogique est quasiment absent. Pour tout le lycée, deux surveillants ont été uniquement embauchés ! Des classes entières n’ont, pour l’heure, que trois enseignements.  9 à 10 enseignants manquent pour chaque palier. Le lycée n’abrite encore ni un laboratoire ni un atelier où les élèves inscrits en filière scientifique peuvent mener leurs travaux pratiques.

Aucune salle informatique n’est encore disponible. Des salles manquent de tableaux et de mobilier scolaire. Bref, dans ce lycée qui devait être réceptionné bien avant la rentrée scolaire, tout est encore en chantier. Et le recrutement du personnel qualifié n’avance guère. Les élèves et leurs parents paniquent. Quant aux autorités locales, personne ne sait comment la situation va évoluer dans les jours à venir. Cependant, la commune d’Ouled Chebel n’est pas un cas isolé. A travers toutes les régions du pays, des établissements défaillants et souffrant d’un manque criant d’enseignants ont été recensés. Pour sa part, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a reconnu lors de son déplacement à Constantine que ce problème est bel et bien aigu.  Dans une grande wilaya comme celle de Constantine,  75 % des établissements scolaires connaissent un retard en matière de réception.

La ministre a assuré enfin que le manque d’enseignants sera résolu d’ici la semaine prochaine car « les enseignants recrutés à l’issue du récent concours national ne doivent disposer que d’une semaine pour rejoindre leurs établissements », promet-elle. D’ici une semaine, nous verrons si cette promesse sera réellement concrétisée.

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