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La police algérienne, un modèle à suivre ? D’après le directeur général de la sûreté nationale (DGSN), le général-major Abdelghani Hamel, les officiers algériens ont cumulé une expérience assez solide en termes de lutte contre la criminalité. L’Algérie pourrait très bien partager avec d’autres pays son expertise.

Le chef de la police est assez fier de ses policiers. Interviewé par la chaîne France 24, à l’occasion de la 22ème session de la Conférence régionale africaine d’Interpol organisée à Oran, Abdelghani Hamel a vanté les mérites de ses officiers. Interrogé sur les compétences de la police nationale, ce dernier a estimé que « la police algérienne a capitalisé une très grande expérience dans la lutte contre la criminalité et dans la lutte contre le terrorisme. Cette expérience mérite d’être exportée vers les pays qui sont en lutte contre ces phénomènes ».

Pour étayer son propos, le général-major est revenu sur le classement effectué par Interpol sur la lutte contre la criminalité et le terrorisme, dans lequel l’Algérie se situe à la 5e place. Preuve pour M. Hamel qu’il s’agit d’ »une reconnaissance de l’Algérie en tant que pays qui a retrouvé sa stabilité et sa sécurité qui lui ont permis de revenir dans le concert des Nations ».

Il est vrai que la lutte antiterroriste de l’Algérie est souvent félicitée, notamment par les Etats-Unis, qui ont de nouveau soutenu le pays en juin dernier. Le rapport annuel sur ce thème publié le ministère de la Défense des Etats-Unis soulignait l’importance de l’expérience algérienne, qui s’est consolidée suite à la sombre période qu’a connu l’Algérie dans les années 90.

L’Algérie pourrait donc inspirer plus d’un pays en matière de lutte contre ces types de crime, notamment pour les pays en crise. De nombreux pays seraient effectivement demandeurs de l’expertise algérienne d’après le Chef de la DGSN. L’expérience algérienne pourra donc être transmise notamment par le biais de formation.

« Les pays victimes de terrorisme ne sont pas préparés à ce genre de menace, la police peut les aider à mettre en place ce genre de formation », a encore expliqué Abdelghani Hamel. Ainsi ce partage passerait non seulement par la mise en place d’une formation en amont mais aussi par « la coopération opérationnelle consiste en l’échange d’informations, d’expériences et d’expertises ».

L’integralité de l’interview :

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