Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de  la coopération internationale, Ramtane Lamamra, s’est montré très critique, aujourd’hui, lors de la 9ème réunion du conseil d’association Algérie-UE, qui s’est tenu à Bruxelles, à l’égard de l’accord d’association liant les deux parties.

«Dans ce partenariat, l’Algérie a donné plus qu’elle a reçu», a lancé le représentant de la diplomatie algérienne lors de son intervention. Dressant un bilan négatif, le Ministre a affirmé que l’Union européenne a «profité» de ce partenariat pendant dix ans et qu’il est temps maintenant que cet accord dépasse l’aspect strictement commercial pour toucher au développement.

Lamamra a énuméré, à cet effet, un certain nombre d’incohérences. Il citera comme exemple, «les barrières tarifaires et non tarifaires imposées aux produits algériens, la baisse des investissements européens en Algérie, la réduction des parts de  Sonatrach dans le marché gazier européen». Des aspects qu’il faut nécessairement, d’après lui, «rééquilibrer» pour que ce partenariat puisse profiter pour les deux parties.

A ce propos, le Ministre algérien é évoqué «le nouveau plan d’action de la commission européenne visant à diversifier les sources d’approvisionnement en gaz de l’UE». Un plan qui préoccupe l’Algérie qui craint de voir les pays européens opter pour d’autres régions sources d’approvisionnement en gaz, faisant baisser ainsi les parts de marché de Sonatrach.

D’autre part, tout en déclarant que l’Union européenne «se doit de respecter la souveraineté de l’Algérie», faisant référence certainement au rapport d’une commission de l’UE au sujet de la situation des droits de l’homme dans notre pays, Lamamra a indiqué que l’Algérie refuse l’installation, sur son territoire, d’une base navale de drones, pour combattre l’immigration clandestine, jusqu’à ce que l’UE explique «tous les composants de cette action qui est proche des initiatives lancées dans le cadre de la lutte contre la piraterie dans le Golfe dAden».

Elyas Nour