Le projet de loi de Finances 2017 a été adopté, hier après-midi, par l’APN. Sans surprise, les parlementaires de la majorité ont voté le texte à l’unanimité. Pis, aucun amendement sérieux n’a été pris en compte, consacrant ainsi la soumission du parlement au gouvernement.

Ne disposant que d’à peine une centaine de députés, les partis de l’opposition ont rejeté unanimement le projet de loi du gouvernement. Si le Parti des Travailleurs (PT) a choisi de voter contre le texte, d’autres formations politiques, à l’image de l’Alliance de l’Algérie Verte ou encore du FJD (Front Justice et développement) et surtout le FFS ont décidé de carrément boycotter la séance de vote.

Les députés du Parti des Travailleurs ont organisé dans l’hémicycle une action symbolique de protestation en portant des pancartes sur lesquelles était écrit «Non à l’affamement du peuple ». Par contre, les parlementaires du FFS ont lu aux journalistes une lettre dans laquelle ils expliquent les raisons qui ont poussé leur formation à boycotter la séance. Le FFS considère, en effet, que «cette loi est une tentative de faire face à une débâcle économique et politique en recourant au plus haïssable des procédés qui consiste à faire payer les couches sociales les plus démunies». «Le gouvernement a décidé de faire payer les Algériens et d’épargner les barons. Car les barons ont des entrées au gouvernement, ils sont au gouvernement. Ils risquent de devenir tout le gouvernement», ajoute le FFS.

Le projet de la Loi de finances va être présenté, la semaine prochaine, au Conseil de la nation où il sera, sans aucun doute, adopté définitivement avant qu’il ne soit paraphé par le chef de l’Etat.

Essaïd Wakli

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