Affaire de la bachelière de Skikda/ Le directeur d’Ennahar défie les pouvoirs publics 

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Auréolé par le pouvoir qui donne à sa chaîne de plus en plus le rôle de canal officiel au détriment de la télévision gouvernementale, le directeur d’Ennahar se sent pousser des ailes. Le « patron » du groupe médiatique qui fait de la haine et de l’ignorance des arguments commerciaux, vient de passer un nouveau cap : il «défie» l’autorité publique sur des sujets qui ne le concernent, pourtant, ni de près ni de loin.

Pour faire dans le populisme de mauvais aloi, le «patron» de la chaîne Ennahar a donc annoncé qu’il allait financer une omra à Khaoula Belaska, la détentrice de a meilleure note au Baccalauréat, et ses parents. Ce cadeau est censé «remplacer» le voyage que la jeune bachelière devait effectuer en Espagne, qui est le présent du ministère de l’Education nationale. Mais la jeune fille a décliné l’offre sous prétexte qu’elle ne doit pas voyager sans un «accompagnateur légal». Ce que le ministère a refusé puisque le budget prévoit une prise en charge pour une seule personne.

Pour se montrer plus «généreux» que l’Etat, le directeur d’Ennahar a donc saisi cette affaire, qui a sorti tout ce que le pays compte d’esprits rétrogrades de leurs tanières, pour «défier» l’Etat. Une «audace», aux forts relents de manipulation, que le statut que lui a offert Saïd Bouteflika et Ahmed Ouyahia lui permet. L’homme ne reçoit-il pas toutes les informations officielles avant même les médias gouvernementaux ? C’est cette positions stratégique, servie sur un plateau d’argent, qui lui permet aujourd’hui de s’attaquer de manière insidieuse et dangereuse aux institutions.

Rania Aghiles

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