Après des mois de pourparlers, le juge français chargé d’enquêter sur la mort des moines de Tibhirine, Marc Trévidic, arrive aujourd’hui à Alger.

L’information, donnée par le site TSA, confirme ainsi des rumeurs qui circulaient depuis quelques jours, annonçant la visite du juge français à Alger. Mais il semble, selon le journal Jeune Afrique, que Marc Trévidic ne quittera pas Alger cette fois-ci. Il va effectuer ses enquêtes dans la capitale où il entendra, certainement, des connaissances des 7 moines trappistes assassinés en mars 1996 à Tibhirine, près de Médéa.

Alors que tout le monde était convaincu que le GIA qui avait exécuté les moines, une nouvelle polémique éclate en 2009 suite aux « révélations » d’un ancien officier français. Le magistrat français demandait l’exhumation des têtes des sept moines pour procéder à des analyses médico-légales et l’audition d’une vingtaine de personnes, pour la plupart d’ex-membres du Groupe islamique armé (GIA). L’un des buts de l’autopsie des têtes des sept moines, retrouvées le 30 mai 1996 sur une route près du monastère de Tibhirine, sera de déterminer si leur décapitation a eu lieu ante ou post-mortem. Une demande de prélèvement génétique a également été transmise, notamment pour vérifier s’il s’agit bien des cranes des sept trappistes, selon Jeune Afrique.

Selon plusieurs sources, Marc Trévidic va revenir une autre fois pour tenter de se rendre à Tibhirine. Plusieurs parties accusent l’armée algérienne d’être derrière ce massacre. Ce que les autorités algériennes récusent. Or en mai 2013 un ancien membre du GIA avait révélé que le groupe terroriste avait bel et bien tué les moines dans un documentaire diffusé sur France 3.

Essaïd Wakli

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