Le général retraité Khaled Nezzar est toujours dans l’attente d’une convocation sur l’évolution de son affaire, un mois après la décision rendue par le Tribunal pénal fédéral (TPF) en Suisse. 

Le général Khaled Nezzar

«Pour le moment, les choses sont à l’arrêt. Mes avocats ne m’ont fait parvenir aucune correspondance de la part de la justice suisse», a déclaré Mr Nezzar récemment. Ce dernier envisage deux solutions quant au traitement de son affaire par le tribunal. «Soit le tribunal décide d’aller au bout de sa logique, c’est-à-dire qu’il procède au traitement de cette affaire, soit il va opter pour son blocage.»

La décision du TPF remonte au 25 juillet dernier et mentionnait la possibilité de poursuivre Khaled Nezzar pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les chefs d’inculpations retenus contre lui remontent aux années noires en Algérie de 1990, lorsque ce dernier occupait le poste de ministre de la Défense.

Cette affaire a été largement médiatisée en Algérie suite a une note adressée par la diplomatie algérienne aux autorités suisses. Intervention que le Département fédéral des affaires étrangères suisse (DFAE) a confirmé par le biais de son porte-parole, Carole Wälti. Des sources ont également révélé que l’Algérie avait entamé des démarches officielles pour protester contre la décision prise par la justice suisse à l’encontre de l’ancien ministre.

La plainte originelle avait été déposée par l’ONG suisse Trial, et de deux supposées victimes dont l’identité demeure secrète.

Myriama Mokdahi

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