Après 12 années de travail laborieux d’expérimentation, des agriculteurs algériens sont arrivés à cultiver certains fruits exotiques et secs. 

Des agriculteurs algériens peuvent désormais se consacrer à la culture des fruits exotiques à l’instar des kiwis et des mangues ou encore des fruits secs comme les pistaches. C’est ce qu’a annoncé le directeur général de l’Institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne (Itaf), Mahmoud Mendil, à l’APS. Ce dernier a affirmé que ce résultat représente un franc succès et le couronnement d’un travail d’expérimentation soutenu pendant près de 12 années.

Se réjouissant de la qualité de la récolte, M. Mendil a souligné que les premiers fruits obtenus n’ont rien à envier à ceux importés, tandis que « beaucoup d’agriculteurs commencent à prendre conscience de l’importance économique de ce type de cultures pour lesquelles ils manifestent de plus en plus de l’intérêt ».

Si depuis de longues années, l’Algérie ne faisait qu’importer ce type de fruits, nous pouvons enfin nous réjouir des produits de qualité produits chez nous. Il est à signaler, à ce propos, que 17 fruits exotiques et secs sont concernés par la phase expérimentale. Pour certains fruits, tels le kiwi, la mangue, l’avocat ou le nashi (fruit d’un arbre originaire de Chine, à la forme et au goût voisins de ceux de la poire), cette phase est d’une durée allant entre deux et huit ans et ce, en fonction du taux d’avancement du programme de recherche, explique le même responsable.

Pour ce qui est de la production de la pistache, elle se concrétise enfin après une période de 12 ans d’expérimentation. À cet effet, la superficie dédiée à cette culture sera portée à 50.000 hectares produisant plus de 100.000 quintaux (qx) de ce fruit à l’horizon 2025.

Pour convaincre les agriculteurs de se lancer dans ce type de cultures, une campagne de sensibilisation a été lancée par le ministère de l’Agriculture.

D’importantes superficies sont dédiés aux fruits exotiques et secs dans plusieurs wilayas, dont Mascara, Naâma, El Bayadh, Laghouat, Djelfa, M’sila et Tiaret. Cette nouvelle perspective, faut-il le souligner, permettra certainement à l’Algérie de faire baisser la facture d’importation des fruits exotiques et secs estimés annuellement à plus de 500 millions de dollars pour une quantité de l’ordre de plus de 500.000 tonnes.

Nourhane S.

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