Le spécialiste français des relations internationales, Alexandre Adler, ne croit pas que le général Toufik, puissant patron des services de renseignements Algériens, le DRS, a perdu entièrement son pouvoir face à Abdelaziz Bouteflika.

Généralement bien informé et bien sourcé, Alexandre Adler a estimé lors d’une intervention sur les ondes de la radio française Europe 1 que le généra Toufik est victime en ce moment d »un « véritable procès de Moscou » virtuel que lui intente les proches du président Abdelaziz Bouteflika pour réaliser leur « passage en force » dans l’optique d’imposer aux décideurs militaires le projet d’un quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat algérien. Mais est-ce pour autant la fin du règne du général Toufik en Algérie ?

Pour Alexandre Adler, ce n’est guère le cas et compare, d’ailleurs, le destin du général Toufik à celui de Iouri Vladimirovitch Andropov, qui a dirigé pendant 15 ans le fameux KGB soviétique lequel a été attaqué et soumis par Léonid Brejnev à une énorme pression pour qu’il quitte ses fonctions. Des pressions qui n’auront pas raison de la détermination et du pouvoir de Iouri Andropov. Ainsi, selon Adler, Bouteflika, comme Brejenv en son temps, n’a pas réellement les moyens pour « interdire à Toufik de rester le chef des services de la sécurité militaire ».

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« L’Etat algérien ne pourra pas se laisser démanteler par un président malade qui s’appuie uniquement sur une poignée de fidèles », a analysé encore celui qui est aujourd’hui membre du comité éditorial du Figaro. « Je peux me tromper malheureusement. Je dis malheureusement parce que le général Toufik a joué un rôle très important dans la lutte contre l’islamisme et c’est lui qui amené un tournant pro-français dans l’affaire du Mali », conclut-il en dernier en guise de plaidoyer en faveur du général Toufik.

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