Les villes et villages du pays sont amochés par des constructions inachevées. Ces bâtisses qui appartiennent souvent à des particuliers sont dans la plupart inachevées et présentent, de ce fait, un visage hideux des localités du pays.

Si cette image se dégage des villes algériennes, c’est en gros à cause d’un vide juridique. C’est que tente d’expliquer le président du Conseil national de l’ordre des architectes (CNOA) Djamel Chorfi dans un entretien à l’APS. Il a mis en avant l’importance de promulguer des lois faisant obligation aux citoyens de respecter les plans d’architecture et les règles de construction conformément aux dossiers déposés auprès des services techniques des collectivités locales, estimant que la police de l’urbanisme devrait jouer un rôle plus important dans ce domaine. Selon lui, beaucoup de citoyens parviennent à obtenir le certificat de conformité de leurs constructions par des moyens détournés et ce après avoir apportés de substantielles modifications à leur plan d’architecture initial.

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Plus grave encore, le spécialiste indique que les autorités s’intéressent le plus souvent aux constructions publiques, mais rarement au privé. Chose qui a ouvert la voie à tous les trafics. Il y a trois ans, pourtant, le ministère de l’Habitat avait mis en garde contre les constructions inachevées. Plus que cela, un délai avait été accordé aux propriétaires des constructions non achevées. Rien de particulier. Les maisons inachevées continuent de pousser comme des champignons. Pis, tout est construit à l’emporte-pièce sans le moindre respect pour l’environnement.

Essaïd Wakli