Abdullah Jaballah

Le chef du Front Justice et Développement, Abdullah Jaballah, a annoncé le boycott par son parti des prochaines élections locales.

Jaballah a déclaré dans un communiqué : « Le parti n’est pas intéressé par les ‘élections farces’ et a laissé la question de la participation partielle aux initiatives des bureaux de l’Etat tout en prenant en charge leurs dépenses ».

Le même porte-parole a estimé : « L’autorité n’est pas sérieuse dans l’organisation d’élections légales, libres et équitables, et insiste pour aller de l’avant avec l’erreur malgré la réticence du peuple à voter et à les boycotter ».

D’un autre côté, Abdullah Jaballah a critiqué l’autorité indépendante chargée d’organiser et de surveiller les élections, la qualifiant d’« autorité désignée avec un nombre limité et une inexpérience ».

Le même intervenant a également critiqué, « l’obligation pour ceux qui souhaitent se porter candidats de collecter des signatures de respecter des procédures complexes, et de porter le nombre de candidatures à plus qu’on ne peut l’imaginer ».

Dans le même contexte, le chef du Front Justice et Développement, qui a enregistré un résultat négatif lors des récentes élections législatives, a estimé qu’encourager les listes libres, notamment les listes de jeunes, en accordant une aide financière importante à chaque individu, venait pousser les jeunes à quitter les partis politiques et privilégier les listes libres.

Le même porte-parole a souligné que les élections ont été témoins « d’un encouragement indirect à utiliser l’argent pour attirer ceux qui souhaitent se présenter aux élections ».

Parmi les raisons qui ont empêché la participation du Front Justice et Développement dans les localités à venir, figurait « le refus de l’Autorité électorale indépendante d’écouter les demandes et les propositions des partis », selon Jaballah.

Il est à noter qu’Abdullah Jaballah a estimé que le boycott général et généralisé et la réticence à participer aux dernières élections législatives nuisaient à la population.