nucléair Le programme nucléaire algérien est lancé officiellement. Le commissaire à l’énergie atomique, Mohamed Derdour a installé hier le Comité national de l’énergie nucléaire (COMENA) chargé de l’élaboration du programme national de recherche (PNR) «Energie et techniques nucléaires». Le PNR devrait définir les contenus du programme nucléaire national avant la date butoir du 10 juillet 2009.

Ce Comité devrait arrêter les axes et les thèmes de recherche afin d’allouer les budgets adéquats, lors de cette première réunion qui s’étalera sur deux jours, ont déclaré les responsables du COMENA. Le Comité est composé de spécialistes exclusivement algériens, des chercheurs à plein temps du COMENA, enseignants-chercheurs universitaires ainsi que des spécialistes nationaux en activité à l’étranger.

Dans son énoncé, le commissaire à l’énergie atomique a noté que le PNR «Energie et techniques nucléaire» est une mise à niveau du programme déjà existant, en précisant qu’il «faut s’inscrire dans le long terme lorsqu’il s’agit du domaine du nucléaire». Et d’ajouter: «Une fois finalisé, ce PNR sera traduit en budget programme renouvelable tous les cinq ans». Mohamed Derdour a également relevé que des comités scientifiques existant au niveau du COMENA seront chargés de la mise en œuvre et du suivi de ce programme. Quant à la représentante du ministère de l’Energie et des Mines, Sherazad Boutira, a souligné que la volonté de promouvoir la recherche-développement existe et se traduit par une variété de mesures, telles que le renforcement des cadres réglementaire et institutionnel et l’allocation des ressources.

Sur un autre registre, la conférencière a rappelé la décision du ministre de l’Energie et des Mines de mettre en place «dans les plus brefs» délais l’Institut algérien des sciences et technologies nucléaires (IASTN), dont le projet est à un «stade très avancé», avec pour principales missions d’assurer, notamment, les formations requises dans le cadre de l’évolution des carrières et de réaliser une collaboration entre les universités, les grandes écoles d’ingénieurs et le COMENA. 2.800 chercheurs algériens veulent collaborer au PNR Par ailleurs, Hafid Aouragh, le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l’Enseignement supérieur, s’est focalisé dans son intervention sur l’importance de doter le chercheur de tous les moyens nécessaires et de lui assurer un environnement serein dans sa mission de réaliser un PNR. Il a aussi indiqué que les quelque 2.800 chercheurs algériens travaillant à l’étranger, et dont les compétences sont mondialement reconnues, se sont dit prêts à contribuer à l’élaboration des différents PNR. Il a aussi fait remarquer que la meilleure production nationale en matière de recherche scientifique reste celle réalisée dans le domaine du nucléaire. «Nous tenons à ce que le PNR soit la crème de tous nos programmes nationaux de recherche», a-t-il dit. Un débat général qui portera sur l’adoption du programme de concertation à distance entre les experts clôtura cet évènement.

Benachour.M.
D’après Le Financier

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