Le Réseau de recherche sur la science et les technologies de l’information et de la communication (RRSTIC), chargé de la mobilisation des compétences nationales dans le but de la création de nouveaux produits et services à valeur ajoutée, a été officiellement installé dimanche, à Alger. A ce titre, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Hamid Bessalah, a indiqué, lors d’une journée d’études dédiée à ce réseau, que ce dernier vise essentiellement à «inscrire l’Algérie dans une perspective de mutation décisive vers la société de l’information et l’économie numérique». «Cette démarche s’inscrit en droite ligne de la stratégie e-Algérie 2013 dans la perspective d’atteindre la société numérique», a-t-il souligné. Le ministre a relevé, à ce propos, que l’économie numérique se développe très rapidement grâce à l’innovation», estimant «indispensable pour le pays d’investir dans la recherche-développement afin de ne pas en être uniquement consommateur». «L’économie, fondée sur le savoir, ne peut pas se concevoir sans une activité intense en matière de recherche-développement», a-t-il encore souligné. Dans cet objectif, plusieurs conditions sont à réaliser, telles que la mobilisation des compétences humaines nationales, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Algérie, et l’investissement dans la recherche utile, a-t-il expliqué. M. Bessalah a insisté, à cet effet, sur une coopération «étroite» entre chercheurs et opérateurs économiques «afin d’assurer une veille technologique stratégique» et faire accélérer le processus de recherche dans le développement dans le but de rendre ce réseau «plus efficace» et réaliser des projets «plus productifs». Il a indiqué que quelque 13 universités et centres de recherche au niveau national et 19 laboratoires et entreprises économiques ont adhéré au réseau formant ainsi 36 équipes de recherche en développement. Mettre à contribution les Algériens de l’étranger Pour sa part, Maâmar Mekraoui, conseiller du ministre, a présenté le réseau comme étant le «socle» des activités de recherche-développement des TIC, regroupant, principalement, les équipes de recherche des laboratoires, universités, centres de recherche qui activent au plan national, opérateurs économiques ainsi que les chercheurs libres.

Ce réseau s’appuie dans son fonctionnement essentiellement sur les compétences des laboratoires de recherche des universités et ses domaines de compétence concernent dans une première étape les réseaux informatiques et de télécommunications, les technologies des systèmes à fibre optique de radiocommunication et de communications par satellite, la sécurité des systèmes et des réseaux et les logiciels spécialisés. Il a pour missions, selon l’intervenant, de contribuer par sa composition, à la mise en œuvre du programme recherche-développement arrêté par le comité sectoriel permanent (CSP) de la recherche scientifique et du développement technologique, de contribuer à l’harmonisation et la rationalisation des moyens requis pour la réalisation du même programme, ainsi qu’assurer la veille stratégique et technologique dans les TIC.

Les participants à cette journée d’études ont salué l’installation de ce réseau, appelant dans le même contexte à mettre à contribution la communauté algérienne établie à l’étranger et valoriser les ressources existantes à l’intérieur du pays. Ils ont également plaidé pour une implication «plus significative» des entreprises dans cette démarche de recherche et développement.

Article précédentZidane : «Je suis très content de la position de l'équipe d'Algérie»
Article suivantLes divergences entre l’Europe et l’Algérie concernant l’Accord d’Association seront-elles surmontées ?