Algérie : Menace sérieuse d’attentat kamikaze contre la Capitale

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A Alger, les services de sécurité ont été mis en état d’alerte. Les dispositifs de surveillance ont été renforcés au niveau de toutes les institutions publiques de la Capitale. « Nous sommes en alerte maximum depuis la semaine dernière. Nous avons obtenu des informations sensibles faisant état de la présence d’un groupe terroriste à Alger. Un groupe terroriste qui cherche à lancer une attaque kamikaze contre des cibles stratégiques », nous révèle une source sécuritaire bien informée.

Face à cette menace terroriste,  les autorités ont redoublé de vigilance d’autant plus que ce groupe terroriste recherché est composé d’au moins deux kamikazes, certifient nos sources. Deux kamikazes qui ont réussi à s’infiltrer dans la capitale en provenance des maquis de Boumerdès, a-t-on encore appris. Dans ce contexte, depuis quelques jours, les fouilles sont devenues systématiques à l’entrée de plusieurs institutions publiques situées à  Alger. A l’entée de l’Université de Dély-Brahim, par exemple, des policiers (hommes et femmes) fouillent au corps les étudiants.  Dans les alentours des institutions militaires et les casernes, de nouveaux moyens techniques, comme les détecteurs d’explosifs, ont été réactivés. De même, dans les lieux de grande affluence, à l’image des gares ferroviaires, la présence des services de sécurité est devenue largement plus visible. A la descente des trains, les policiers n’hésitent plus à opérer des fouilles et interroger des personnes suspectes.  Toutefois, selon une source sécuritaire, c’est surtout autour des casernes que le contrôle et la surveillance ont été fortement renforcés car on soupçonne les terroristes de vouloir s’attaquer à des sites militaires sensibles.  Pour l’heure, les services de sécurité ne se laissent pas gagner par la panique et poursuivent leurs investigations en vue d’arrêter ce groupe et mettre en échec toute attaque terroriste.

Pour rappel, le dernier grand attentat qui a été perpétré dans la capitale remonte à décembre 2007. Deux kamikazes avaient ciblé simultanément des bureaux de l’ONU à Hydra et le siège du Conseil constitutionnel à Ben-Aknoun. Les deux attaques avaient fait plusieurs morts.

Abdou Semmar avec Essaïd Wakli

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