Vraie information ou simple polémique ? Une information faisant état du remplacement de l’Education islamique par une matière portant sur le code de la route donnée hier par le quotidien Echourouk, vire à la polémique. Certains y voient un acte contre la religion, tandis que le ministère de l’Education nationale ne s’est toujours pas exprimé sur le sujet.

Dans sa livraison de dimanche, le quotidien arabophone avait en effet donné, dans un court article, une information selon laquelle des inspecteurs de l’Education ont demandé à leur tutelle de remplacer les cours d’Education islamique par une nouvelle matière qui s’appellera « Education routière ». L’objectif d’une telle initiative, qui ne daterait pas d’hier, est de réduire le nombre d’accidents de la route.

L’information a suscité, bien sûr, des réactions en série. Cela provient essentiellement des syndicats de l’Education et de certains milieux « défenseurs » de la religion. Pis, le quotidien s’est même permis de croire qu’une telle décision «blesse le sentiment des Algériens».

Les représentants des syndicats du secteur vont chacun de sa propre proposition. Certains suggèrent des cours de conduite, tandis que d’autres proposent une matière à intégrer dans la matière de «l’Education civique» qui existe déjà dans certains paliers de l’Education nationale. En tout, chacun y va de sa petite musique.

Ce n’est pas la première fois que le sujet est abordé. Il y a quelques années, le ministère de l’Education nationale avait proposé, dans le cadre des réformes du système éducatif, de remplacer l’Education islamique par une matière d’Education civique. Cette dernière devait s’occuper d’enseigner les bonnes manières aux potaches. Peine perdue. Les promoteurs de « bonnes manières » ont refusé de parler de cela. Ils crient au complot et le projet tombe à l’eau. La matière de l’Education civique a été bel et bien introduite, l’Education islamique, elle, demeure dans les programmes scolaires.

Pour cette nouvelle polémique, le ministère de l’Education nationale n’a pour l’instant rien dit. Même si, objectivement, l’information semble fantaisiste. Peut-on, raisonnablement, créer un nouveau programme scolaire en milieu de l’année ?

Essaïd Wakli

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