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Nouvelle polémique autour du recrutement des enseignants en Algérie. Le renforcement des effectifs de l’Education Nationale à travers des concours de recrutement organisés sur l’ensemble du territoire national suscite de nombreuses interrogations.

Et pour cause ! Personne ne sait comment le Ministère de l’éducation envisage de sélectionner les 23 931 enseignants dont il a besoin pour les trois paliers. De récentes conditions ont été exigées aux candidats à ces postes d’emploi sans que cela ne soit explicité auparavant dans des circulaires conformes à la réglementation en vigueur. Ainsi, vendredi, le porte-parole du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), Messaoud Boudiba, nous apprend dans les colonnes d’El Watan Week-End que des centaines de candidats à travers plusieurs wilayas ont été convoqués par les directions de l’éducation de leurs wilayas respectives en leur exigeant de se présenter avec tous les relevés de notes de toutes les années scolaires !

Or, lorsque ces candidats ont déposé leurs dossiers de candidatures pour les concours de recrutement le mois dernier, seuls les relevés de notes de la dernière année leurs ont été exigés en application de la circulaire n° 7 du 28 avril 2011. Dans certaines wilayas, cette nouvelle exigence a été appliquée alors que les listes des candidats retenus ont été rendues publiques. Des listes retirées par la suite pour les modifier en fonction de cette nouvelle mesure.

« Louche », « ambigüe », cette façon de faire du ministère de l’Education Nationale  provoque la suspicion des syndicats autonomes des enseignants. Pour rappel, l’éducation nationale a besoin de  23 931 postes qui se répartissent comme suit : primaire 14 694, moyen 6 256 et le secondaire 2 981.  Des milliers de jeunes diplômés ont présenté leurs candidatures de décrocher enfin un emploi qui leur permettra d’assurer leur avenir professionnel. Les résultats des concours de recrutement devaient être rendus publics le 6 août dernier. Finalement, plusieurs wilayas ont enregistré des retards. Avec cette nouvelle mesure, c’est toute cette opération de recrutement qui risque d’être discréditée.

Avec Elyas Nour