La détérioration de l’état de santé de Bouteflika a relancé le débat sur l’élection présidentielle de 2014. Une échéance qui attise toutes les convoitises. Mais la succession d’Abdelaziz Bouteflika, lequel demeure toujours hospitalisé à Paris, ne semble toujours pas résolue.

Pis encore, elle ne cesse d’alimenter de nombreuses spéculations et des scénarios fantaisistes. Et à ce propos, le politologue algérien, Rachid Tlemcani, professeur de sciences politiques à l’université d’Alger, a estimé que « les clans au pouvoir vont faire durer la situation actuelle le plus longtemps possible, car ils ne sont pas prêts pour la succession ». « Seule la mort du président provoquerait des élections anticipées », a-t-il encore analysé dans une déclaration faite au quotidien français La Croix.  « Les luttes de clans sont atroces », a observé encore Rachid Tlemcani pour mettre en exergue les nombreux conflits qui opposent ceux désireux « de réformer en douceur pour éviter l’effondrement du système et les tenants d’une ligne dure sans changement ».  De son côté, Mohamed Hachemaoui, a confirmé que les décideurs algériens « ont besoin de temps pour organiser une façade politique, donner des gages d’ouverture pour ne pas avoir l’air brejnévie. Il a fait remarquer aussi que les généraux aux commandes sont divisés sur la stratégie à adopter, et donc sur le nom du successeur à coopter. Enfin, Omar Benderra, économiste, a fait savoir que Bouteflika « n’est qu’un élément du système ». « La réalité du pouvoir est largement ailleurs, entre les mains de la police politique,  les généraux de l’armée, et des hommes d’affaires liés à ce dispositif », a-t-il expliqué également à La Croix.