Malgré l’officialisation, tamazight n’échappe pas à des actes d’ostracisme. C’est le cas de ces directeurs d’écoles et de lycées de Batna qui refusent carrément d’accueillir des cours de tamazight, chez eux.

Le Mouvement pour l’autonomie chaouie, un mouvement social de la région de Batna, a dénoncé, dans un courrier envoyé à plusieurs institutions dont le ministère de l’Education nationale, le refus d’une directrice d’un lycée de la ville de Marouana d’accueillir dans son établissement une classe en tamazight malgré l’insistance des parents d’élèves. C’est, d’ailleurs, la demande des parents et des élèves qui détermine l’ouverture d’une classe dans un établissement.

Cette attitude est également signalée dans certaines autres grandes villes. C’est le cas à Alger où des Directeurs de l’éducation ont résisté à la volonté du ministère d’ouvrir des classes en tamazight. Mais l’insistance des parents et du ministère de l’Education ont fini par faire plier ces directeurs. Pour l’instant, 16 postes budgétaires sont ouverts à Alger en attendant d’autres.

Essaid Wakli