Le Comte de Bouderbala, qui se produisait hier soir pour la première fois en Algérie, a conquis le public algérien. Sur la scène de Algé’Rire Comedy, installée au Palais de la Culture d’Alger, l’humoriste franco-algérien a même promis de revenir.

La magie cynique du Comte de Bouderbala a une nouvelle fois opérée. Cette fois, dans son pays natal. Jeudi soir, le public algérien n’a pu résister au show désopilant du Comte, joué pour la première fois en Algérie. Un peu d’autodérision, beaucoup de provocation mais, cependant, toujours plein de tendresse. C’est le cocktail irrésistible concocté par le Comte de Bouderbala, alias Sami Ameziane, qui a rodé son spectacle en France ces dernières années.

Entre éclats de rire et applaudissements, le public algérien a visiblement aimé cet humoriste qui rit de tout, de tout le monde et aussi de lui-même. Lorsque le Comte de Bouderbala, paire de jeans délavée et T-Shirt noir, est monté sur la scène du festival d’humour Algé’Rire Comedy, installée dans la cour du Palais de la Culture d’Alger, il s’est ainsi d’abord moqué de … lui. « Une tête de portugais dans un corps de turc », résume l’ex-champion algérien de basket, qui s’amuse d’avoir quelque peu perdu son corps d’athlète.

Des Chinois de Bab Ezzouar aux dragueurs dans la rue

Tout le monde, sans exception, passe sur le grill du grinçant Comte : les Chinois de Bab Ezzouar, les Roms, les footballeurs et « Zahia l’exploratrice », les acteurs de séries télé françaises, les rappeurs qui écorchent la langue de Molière. Dans sa foulée, le Comte de Bouderbala évoque même la drague à l’algérienne, souvent maladroite, parfois frontale. « J’ai vu quelques mecs à l’oeuvre dans les rues d’Alger, double chema dans la bouche… C’est comme si une fille me draguait avec une seringue dans le bras », lance-t-il devant un public hilare.

Durant presque deux heures de spectacle, livré sur un tempo tourbillonnant, le Comte de Bouderbala partage sa vision du monde. Une vision volontairement à contre-courant et sans tabou. Oui, le show du Comte est un voyage sans concession entre les trois cultures que le comédien franco-algérien côtoie, à savoir l’américaine, la française et l’algérienne.

« L’Algérie est dans mon cœur »

Arrivée à la fin du spectacle, le Comte de Bouderbala revient sur scène pour conclure comme il avait commençait, par une déclaration d’amour à l’Algérie et au public algérien, dont il vient de faire la rencontre. Il lance ému : « C’était spécial pour moi, merci d’avoir répondu présent. C’est la première mais j’espère que ce ne sera pas la dernière fois. L’Algérie est dans mon cœur ».

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