Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l’Assemblée populaire nationale a déclaré ce mardi que « des enjeux majeurs attendaient l’APN lors de la 7e législature, notamment la révision de la Constitution ».

M. Ould Khelifa a précisé dans une déclaration à l’APS que le principal enjeu concerne la « Constitution du pays qui sera adaptée aux exigences de l’étape actuelle et de la modernisation des modes de gouvernance à la lumière des développements substantiels qu’a connus le pays sur les plans politique et socio-économique ».

« La coïncidence du début de la 7e législature avec la commémoration du cinquantenaire du recouvrement de la souveraineté nationale est hautement symbolique en ce sens que l’Algérie s’engage dans une étape qualitative de sa construction institutionnelle à partir d’une vision moderniste reposant sur l’approfondissement des réformes politiques, dans le cadre du programme du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. Une étape avancée de la consécration de la démocratie comme mode de gouvernance en accord avec la volonté de toutes les composantes de la société et les nouvelles règles de gouvernance reconnues mondialement »,a-t-il souligné.

Le rôle de cette assemblée, dans le contexte actuel, doit être perçu comme un point d’ancrage au processus de développement de la démocratique du pays. Tout en réalisant les volontés du peuple souverain, elle doit contribuer au règlement des problèmes rencontrés par les citoyens, par la promulgation de lois, enfin par le contrôle de l’action exécutive à titre complémentaire entre les institutions de l’Etat, a précisé M. Ould Khelifa.

« Au moment où l’Algérie commémore le cinquantenaire de son indépendance, il importe de dire que l’APN constitue un des acquis majeurs réalisé par le peuple algérien au cours de sa longue lutte pour l’instauration d’un Etat démocratique moderne, fort, solidaire, fidèle à son passé, à son identité et aspirant à jouer un rôle actif et influent», a ajouté le président de la chambre du parlement.

La présidence de l’APN a manifesté son désir que les six groupes parlementaires soient impliqués dans la gestion des affaires de l’assemblée. Elle envisage également que la volonté de gestion collective soit matérialisée dans la troisième institution constitutionnelle du pays.

Pour le président de l’APN, la majorité parlementaire ne travaillera pas avec la notion de vainqueur et de vaincu mais fera prévaloir un intérêt national.

Dans un premier temps, les forces de l’opposition ne participeront pas et limiteront leurs interventions aux structures de l’assemblée. « Une vision fédératrice visant à resserrer le réseau national afin d’édifier un Etat algérien moderne dans lequel chaque citoyen sera fier de son appartenance et de son identité », fait parti des revendications majeures l’APN.

Myriama Mokdahi

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