Le paysage audiovisuel algérien sera prochainement enrichi d’une nouvelle chaîne de télévision privée. Or, il ne s’agit pas cette fois-ci d’une télévision ordinaire qui ressemble aux télés privées basées à Alger. « Ma Télé » est une chaîne d’opposition au régime algérien basée à Madrid, en Espagne, avec des bureaux en France, a-t-on appris de sources concordantes.  « Ma Télé » est la troisième chaîne de télévision d’opposition hébergée à l’étranger après Al-Magharibia TV dont le siège est situé à Londres, et El Asr, en Suisse. 

L’un des initiateurs de ce projet médiatique est « l’opposant » algérien Hichem Aboud, ancien capitaine du Département du renseignement et de la sécurité ( DRS), exilé en France depuis qu’il s’est ouvertement opposé au quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. La virulence de ses critiques à l’égard du clan présidentiel lui ont valu la fermeture de son quotidien Mon Journal, et son édition arabophone Jaridati, en mai 2013.

L’homme, qui a publié en février 2002 aux éditions J.C Lattès La Mafia des généraux, n’est pas l’unique responsable ou actionnaire de cette nouvelle télévision. On ignore encore l’identité de ses bailleurs de fonds. Cependant, selon nos informations, elle adoptera une ligne hostile aux autorités algériennes. Officiellement, elle s’intéressera à tout le Maghreb. Ma Télé devra, d’ailleurs, disposer de bureaux au Maroc et en Tunisie.

Cette nouvelle chaîne de télévision sera-t-elle pour autant bienveillante à l’égard du régime marocain et du gouvernement tunisien ? Rien ne permet de l’affirmer.

Ce projet médiatique est encore à ses balbutiements. Un avis de recrutement vient d’être officiellement lancé. Les responsables de « Ma Télé » affirment rechercher des journalistes reporters d’mages (JRI) bilingues (arabe-français), des journalistes d’investigation et des animateurs.

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