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La justice égyptienne a ordonné ce mardi la fermeture définitive de quatre télévisions, dont l’antenne égyptienne d’Al-Jazeera et la chaîne des Frères musulmans.

Sale temps pour Al-Jazeera ! Au moment où la chaîne essaye de séduire l’Amérique, elle se voit massivement rejetée dans le monde arabe. Après l’Algérie qui avait fermé les bureaux de la télévision qatarie il y a de cela quelques années, c’est au tour de l’Egypte d’ordonner sa fermeture.

Al-Jazeera avait accusé le 23 juillet les autorités égyptiennes de mener une campagne d’intimidation de ses journalistes depuis la destitution du président Mohammed Morsi. L’antenne égyptienne de la chaîne panarabe avait notamment été la cible d’une perquisition de la part des forces de sécurité quelques heures seulement après la reprise en main du pouvoir par les militaires au Caire le 3 juillet.

Dimanche, trois journalistes indépendants étrangers travaillant pour Al-Jazeera en anglais ont été expulsés, tandis que les locaux d’Al-Jazeera Mubasher Misr ont été perquisitionnés à plusieurs reprises. A cette occasion, du matériel a été saisi. Un correspondant d’Al-Jazeera en langue arabe, Abdallah al-Chami, et un caméraman de la station égyptienne de la chaîne satellitaire, Mohamed Badr, ont également été détenus pendant plus d’un mois, selon la chaîne.

Les autorités et les médias locaux accusaient Al-Jazeera de couvrir de façon partiale les heurts sanglants qui ont suivi la destitution de Mohammed Morsi. Ce n’est pas la première fois qu’Al-Jazeera se voit reprocher sa partialité dans le traitement des événements entourant le printemps arabe.

Outre al-Jazeera Mubasher Misr et la chaîne des Frères Musulmans Ahrar 25, le tribunal administratif du Caire a également ordonné la fermeture de deux autres chaînes islamistes, Al-Quds et Al-Yarmouk. La diffusion de plusieurs télévisions islamistes avait été interrompue quelques heures après la destitution et l’arrestation de Mohammed Morsi par l’armée le 3 juillet.