john kerry-coalition contre la syrie

L’agence de presse gouvernementale algérienne a refusé les accusations de manipulation portées à son encontre à la suite de l’erreur de retranscription de la déclaration de John Kerry, le secrétaire d’Etat américain en visite depuis mercredi soir à Alger. Dans une dépêche diffusée par cette agence de presse, John Kerry affirme qu’il se « réjouit » du déroulement de l’élection présidentielle en Algérie dans la transparence. 

Or, cette phrase ne figure guère dans le communiqué du secrétariat d’Etat américain qui retrace les propos tenus par John Kerry à Alger lors de son allocution à la session d’ouverture du dialogue stratégique entre l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique. En effet, John Kerry a dit plus exactement qu’il « espère »  une élection présidentielle transparente en Algérie, si l’on se tient à sa déclaration publiée sur le site internet du secrétariat d’Etat américain et expédiée à notre Rédaction par l’ambassade des Etats-Unis à Alger.

S’agit-il donc d’une erreur de traduction ou d’une manipulation des propos d’un haut diplomate américain pour servir les intérêts du régime algérien ? A l’APS, on s’en lave les mains et on crie son innocence. « Nous n’avons jamais manipulé les propos de John Kerry. Nos journalistes présents sur place de lors de l’allocution du secrétaire d’Etat américain ont repris la traduction de l’interprète officiel de la délégation diplomatique américaine. C’est lui qui a  prononcé le mot « se réjouir » et non pas nos journalistes », assure à ce propos Yazid Bouhaneh, rédacteur en chef du service Reportage à l’APS.

Notre interlocuteur a juré qu’il n’a nullement été dans l’intention de l’APS de travestir les propos de John Kerry. « Nos journalistes sont chevronnés et nous leur faisons confiance. Ils ont repris uniquement ce que l’interprète de la délégation américaine a communiqué aux journalistes. Nous avons pas comme habitude de manipuler les déclarations des uns et des autres », certifie-t-il.

Ce rédacteur en chef à l’APS souligne enfin que toutes les informations sont traitées sans tabou et sans parti pris. Nous avons traité certains sujets que même la presse indépendante n’oserait évoquer », croit savoir Yazid Bouhaneh qui déplore les accusations de manipulation dont a été victime l’APS qui ne serait pour rien dans cette « confusion » au sujet de la déclaration de John Kerry. Une déclaration qui a jeté un véritable pavé dans la mare.