C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. La compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, a demandé une procédure d’arbitrage international contre la société française, Total.

«Sonatrach est en voie d’engager une procédure contentieuse contre la multinationale Total pour défaillance dans l’exécution du contrat d’exploration portant sur le gisement d’Ahnet situé au sud-ouest du pays », a indiqué le PDG de Sonatrach, Amine Mazouzi, cité par le journal Liberté.

 La compagnie nationale reproche à la société française de ne pas avoir «terminé la dernière phase d’exploration. Elle devait être prête à livrer le premier mètre cube de gaz tiré du champ de gaz d’Ahnet  en 2015. Elle n’a pas été au rendez-vous. Le contrat d’Ahnet signé par Total prévoit un dédommagement de 100 millions en cas de défaillance de la compagnie française», explique Salah Mekmouche, vice-président amont à Sonatrach, cité par la même source.
Cette procédure lancée par Sonatrach est en réalité une réponse à une action similaire lancée, en juin dernier, par la compagnie française. Total réclame en effet entre 400 et 500 millions de dollars à la compagnie algérienne pour avoir appliqué avec effet rétroactif, la taxe sur les superprofits instituée le gouvernement algérien en 2006.
Cela prouve que la guerre des procédures est loin d’être terminée entre les deux compagnies. Il reste maintenant à savoir si cela n’aura pas d’impact sur les projets que les deux compagnies gèrent en commun. C’est le cas de l’usine de gaz de Timimoun, à Adrar que les deux entreprises gèrent en commun.

Essaïd Wakli