ArcelorMittal réitère son engagement à rester en Algérie

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ArcelorMittal n’entend pas céder sa filiale algérienne située à Annaba. Malgré une santé financière chancelante, le complexe sidérurgique d’El-Hadjar ne sera pas abandonné par le producteur d’acier.

« ArcelorMittal n’a aucun plan pour céder sa participation de son site d’Annaba, à ce jour, ceci n’a jamais été discuté avec les représentants du gouvernement […] ArcelorMittal a réitéré son engagement à rester en Algérie », a affirmé le groupe dans un communiqué ce mardi.

« Nous sommes engagés à mettre en place le plan de développement proposé pour ArcelorMittal Annaba, notre relation avec notre co-actionnaire Sider est extrêmement constructive, nous avons l’intention ensemble de construire un avenir solide pour le site d’El-Hadjar », a déclaré Vincent Le Gouic, vice-président pour l’Afrique du Nord, selon ce même communiqué.

Une nationalisation complète du site de Annaba, ou l’arrivée de nouveaux actionnaires n’auront donc pas lieu, d’après le groupe, qui souhaite garder une main sur sa filiale algérienne. Il y a quelques jours on apprenait de la part de l’ancien secrétaire général du syndicat d’entreprise, Smaïn Kouadria, que l’Etat algérien devait entreprendre des discussions avec ArcelorMittal pour prendre le contrôle de la majorité du capital du complexe sidérurgique.

ArcelorMittal et le ministère algérien de l’Industrie se sont réunis pour discuter de la finalisation de la « convention d’investissement » qui définit la stratégie pour augmenter la production d’acier à Annaba, précise le communiqué d’ArcelorMittal. En effet les résultats obtenus par le complexe de Annaba n’étaient pas à la hauteur des objectifs initiaux du groupe. L’Algérie importe pour 10 milliards de dollars de produits sidérurgiques chaque année, le complexe n’a produit que 580 000 tonnes d’acier en 2012, au lieu des 700 000 tonnes fixées initialement par le groupe.

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