Le ministère de l’Agriculture fait part de sa volonté de réduire de 20% la facture d’’importation de la poudre de lait. Plusieurs unités de production ont révélé qu’une correspondance émanant du département d’Abdeslam Chelghoum les instruit de réduire leur production de lait.

La décision prise par le ministère de l’Agriculture dans le cadre de la politique d’austérité menée actuellement par le gouvernement est lourde de conséquences. L’allègement de la facture d’importation de poudre de lait, qui vise à terme une réduction de 50%, se répercutera directement sur la capacité de production de toutes les unités sur le territoire national. À titre d’exemple, l’unité de production de Birkhadem, qui produit 460 milles litres de lait par jour, verra sa production réduite de 100 milles mitres par jour, ce qui provoquera des pénuries dès la mi-août en cours.

Les producteurs prévoient également une augmentation substantielle des prix en guise de compensation à la baisse de la production. Selon Amin Balour, responsable au sein de l’Association des distributeurs de lait d’Alger, «la diminution du produit de base qui est la poudre de lait poussera les producteurs à chercher un produit de substitution. A ce moment-là, le lait de vache s’imposera comme la seule alternative possible permettant de maintenir un niveau de production satisfaisant», ajoutant que «le problème, c’est que le produit fini coûtera plus cher».

Massi M.

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