C’est une véritable déception ! 95 % des ventes de la Renault Symbol made in Algérie ont été destinées à des particuliers et 5% seulement à des entreprises publiques, a révélé mardi à Oran le Directeur Général du groupe « Renault Algérie », Guillaume Josselin. Les entreprises publiques algériennes ont donc boudé la seule voiture montée en Algérie. 

En dépit du bilan « positif » dressé à l’occasion de la célébration du 1er anniversaire de l’inauguration de l’usine d’Oued Tlelat et de la sortie de la première voiture algérienne, les responsables de Renault Algérie n’ont pas manqué d’exprimer leurs regrets concernant le manque d’intérêt manifesté par les entreprises publiques algériennes qui ont préféré acheter des voitures importées de l’étranger au lieu de soutenir la production nationale.

 Mais l’indifférence des entités économiques publiques ne va pas décourager les responsables de Renault Algérie qui demeurent optimistes quant à l’avenir de la première voiture montée dans notre pays.  « Renault est la deuxième voiture la plus vendue en Algérie, toutes catégories confondues. Ces trois derniers mois, avec Symbol, nous sommes devenus leaders du marché », a rassuré à ce propos le Dg du groupe « Renault Algérie » selon lequel la Symbol a « passé avec succès tous les tests de qualité et de sécurité ».

En plus, Renault a confirmé son statut de leader du marché algérien puisqu’il compte, désormais, 100.000 nouveaux clients par an. Et des opportunités prometteuses pointent à l’horizon puisque trois nouveaux sous-traitants accompagnant le développement de l’intégration locale vont s’installer en Algérie. Il s’agit de « Martur Algérie » qui fournira les sièges dès janvier prochain, « Sitel », une collection de 10 câblages à partir de fin 2016 et « Sarel » une trentaine de pièces plastiques en début 2017.