La session spéciale mise sur pied, par pur populisme, au profit des exclus de la première session de l’examen du Baccalauréat pour cause de retard, aura lieu du 13 au 17 juillet. Les autorités ont choisi de l’organiser à cette date au lieu de septembre pour éviter de faire face au mécontentement des candidats ayant échoué à l’examen.  

 «C’est une session pour les candidats qui n’ont pas pu passer leur examen à cause du retard qu’ils ont mis pour rejoindre les centres d’examens», a tenu à souligner Abdelmadjid Tebboune, ajoutant que toutes «les prérogatives pour l’organisation matérielle de cette session, qui doit se dérouler dans les mêmes conditions de rigueur ayant prévalu lors de la session du mois de juin, ont été octroyées à la ministre de l’Éducation nationale, Mme Nouria Benghebrit».

Le choix du mois de juillet n’est pas anodin. Selon le quotidien El Bilad, citant des sources du ministère de l’Education nationale, les autorités ont choisi le mois de juillet pour éviter un mouvement de protestation de la part des candidats recalés de la session de juin. Les mêmes sources indiquent également que les résultats des deux sessions seront affichés fin juillet prochain.

Des voix ont commencé à s’élever ces derniers jours pour revendiquer une session pour les recalés alors que les résultats ne sont pas encore connus. Des parlementaires ont, pour leur part, fustigé la décision prise par les autorités, affirmant qu’elle est dictée par des considérations populistes, d’autant plus qu’elle est dénuée de toute forme de justice.

Massi M.