Les autorités algériennes travaillent minutieusement sur l’élaboration d’une nouvelle Loi de finances complémentaire (LFC) qui devrait voir le jour d’ici le mois de juillet prochain, a-t–on appris de plusieurs sources proches du gouvernement.  La situation financière du pays exige une nouvelle révision des prix pratiqués par les services publics, assurent nos sources, selon lesquelles la timide remontée des prix du pétrole ne suffira pas à enrayer la dynamique des nouvelles augmentations. 

Pour affronter le déficit budgétaire et assurer l’équilibre financier du pays, le gouvernement compte imposer de nouvelles augmentations dans cette nouvelle Loi de Finances Complémentaire 2016. Des augmentations qui varient de 15 à 20 % et qui concerneront essentiellement les carburants, l’électricité, le gaz et éventuellement, des produits alimentaires tels que l’huile et le sucre. La liste définitive de ces produits soutenus par les subventions de l’Etat n’a pas été encore dressée définitivement, signalent nos sources.

Ces nouvelles augmentations vont certainement fortement impacter le pouvoir d’achat des Algériens et auront des conséquences sociales très lourdes. Mais le gouvernement ne veut pas faire marche arrière et se dit contraint de recourir à cette solution, surtout avec la disparition quasi-certaine du Fonds de Régulation des Recettes (FFR) d’ici l’été prochain.

L’Etat envisage aussi de renforcer ses revenus fiscaux en imposant de nouveaux impôts. Parmi les leviers pouvant constituer les nouveautés de cette loi, on retrouve l’impôt sur la fortune qui est en cours d’étude. L’objectif est de surtaxer les fortunes dépassant les 50 ou 80 millions de dinars. D’autre part, tous les marchés informels des voitures seront supprimées et remplacées par des aires commerciales contrôlées par l’Etat et soumises à un régime fiscal.

Plusieurs autres options demeurent encore à l’étude. En tout cas, cette prochaine Loi de finances complémentaire risque de marquer un tournant majeur dans la vie économique en Algérie.

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