Pour la députée RND de Béjaïa, Zina Ikhlef Ouagueni, le gouvernement mène une politique stérile en bloquant, à chaque occasion qui se présente, les projets du capitaine d’industrie Issaâd Rebrab. Selon ses propos, la démarche du gouvernement et plus particulièrement du ministre de l’Industrie et membre du même parti qu’elle, est contre-productive.

Après une intervention enflammée à l’intérieur de l’hémicycle, la semaine dernière, lors du débat autour du projet de loi portant orientation de la PME, Zina Ikhlef Ouagueni a, dans un entretien avec nos confrères de Liberté, expliqué que sa position n’est pas antinomique avec son statut de députée de la même formation politique qu’Abdeslam Bouchouareb.

Après avoir réaffirmé son attachement à sa mission de représentante du peuple, Mme Ouagueni, a réitéré ses critiques contre le ministre de l’Industrie qui, selon elle, dresse sans raisons valables, «des obstacles devant les projets de Rebrab», ajoutant que cette politique contribue à «priver des milliers de chômeurs d’un travail».

Pour elle, il ne s’agit nullement de défendre un industriel qui n’est plus à présenter, mais de dénoncer une politique des deux poids de mesures dans laquelle l’État use de son autorité pour fournir des facilités, à la limite de l’indécence, pour certains opérateur,s alors que d’autres, plus émérites, se voient mettre des bâtons dans les roues.

Lors de cette fameuse intervention lors des débats autour du projet loi portant orientation de la PME, l’élue RND a violemment chargé M. Bouchouareb en le mettant face à “sa contradiction et ses mauvaises intentions” dans le traitement réservé aux projets de M. Rebrab. La députée a touché des exemples concrets tels que le blocage du projet de création d’une unité de trituration des graines oléagineusese à Béjaïa, alors qu’un autre opérateur a pu bénéficier de facilitations dans le cadre d’un projet similaire  dans une wilaya limitrophe. “Un tel projet aurait permis de créer un millier d’emplois directs et des milliers d’autres indirects et de faire passer l’Algérie de pays importateur à celui d’exportateur dans ce créneau”, a-t-elle affirmé.

Massi M.